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vendredi 6 janvier 2017

Mangez donc des aubergines !

Et voilà, 2017 a pointé le bout de son nez gelé. C’est donc l’incontournable moment des vœux. Sincères ou tout simplement polis, nous avons joué le jeu, claqué des bises, souri, souhaité une santé de feu et un bonheur intersidéral à tous. C’est manifestement une période de convenance mais aussi d’euphorie, de nostalgie ou d’introspection imposée par ce sentiment de page qui se tourne. Qu’on le veuille ou non, la nouvelle année reste le moment durant lequel « on fait le bilan calmement en se remémorant chaque instant, parler des histoires d’avant comme si on avait 50 ans ».

C’est également l’heure des grandes retrouvailles, des moments au ralenti, entourés de ceux qu’on aime. Et bien évidemment, la fin d’année et ses festivités, c’est aussi la gastronomie débridée avant le dur retour au quotidien. 

Aussi, dans ma grande générosité, je vous propose d’oublier en douceur foie gras, saumon, huîtres (pour ce dernier cas, l’oubli sera plus que simple me concernant), dinde et marrons avec une recette rapido presto qui pourrait réconcilier certains avec ce légume pas toujours apprécié qu’est l’aubergine. Pour ma part, pourtant adepte de légumes, ce légume et son aspect spongieux n’ont pas toujours eu mes faveurs. Toléré dans la ratatouille, accepté en grillade mais peu expérimenté dans d’autres scènes.

La tarte à l’aubergine pour le cuisinier d’afterwork, c’est ici :

Ingrédients :
- 2 petites aubergines ou 1 grosse ;
- 5 tomates ;
- 2 boules de mozzarella ;
- 1 pâte feuilletée ;
- de l’huile d’olive ;
- 1 oignon.

Suivez le guide amateur :

1. Peler et couper les aubergines en rondelles de 1 cm d’épaisseur environ.

2. Faire dorer dans une poêle les aubergines dans un filet d’huile d’olive.

3. Étaler dans un plat à tarte la pâte feuilletée et disposer en couronne les rondelles d’aubergine.




4. Peler les tomates, après les avoir plongées rapidement dans l’eau bouillante.

5. Couper 4 tomates pelées en dés et les mélanger avec l’oignon émincé. Assaisonner les tomates ainsi coupées (sel, poivre, basilic).

6. Mixer grossièrement la 5ème tomate afin d’obtenir une purée.

7. Verser sur les aubergines les tomates pelées puis verser par dessus la purée de la 5ème tomate avant de saler et poivrer à votre convenance.




8. Recouvrer le plat des tranches de mozzarella disposées en pétales.


9. Enfourner à mi-hauteur à 180°pour 30 à 40 minutes de cuisson.

Bon appétit !

J’espère que cette recette de rentrée fera de l’aubergine votre nouvelle best friend for life ou a minima égaiera vos soirées « je ne sais pas quoi faire ce soir ».

Sur ces bonnes paroles légères et en attendant les nouveaux articles en préparation (l’actualité du moment ne me laisse que l’embarras du choix), je vous souhaite évidemment une chaleureuse et molletonnée année 2017, pleine d’optimisme, de rêveries et de contestations. En attendant de se manger la déferlante rétrograde qui se laisse deviner à l'horizon, mangez donc des aubergines ! A suivre...

mercredi 31 août 2016

La Sardaigne, ça vous gaine !


Alors que le mois de septembre pointe rapidement et fièrement le bout de son nez, l’heure du bilan estival est venue. Cette année, la découverte de l’été était certes encore italienne mais insulaire puisque cette fois nous sommes partis à la découverte de ce qui allait s’avérer être la surprenante Sardaigne.

En optant de nouveau pour l’Italie, il est certain que la prise de risque était moindre. Nous étions à peu près convaincus d’être satisfaits par la gastronomie, le soleil garanti, les découvertes culturelles et le tout à quelques minutes d’avion de Paris.

Pourtant, la surprise fût totale et agréable en sillonnant le Nord de la Sardaigne lors de notre périple en 4 étapes :


Les photos continuant d'être plus efficaces que les mots en matière de tourisme, voilà un bref résumé de nos découvertes.


Les plages sardes : LA surprise du voyage. Mes yeux d’insulaire, supposés avertis, n’imaginaient pas alors découvrir de telles perles d’eau cristalline et de sable fin, prêtes à toiser les plages caribéennes.

Que ce soit les plages touristiques de San Teodoro qui rivalisent avec celles de la Costa Smeralda...

Cala Brandinchi

Cala Brandinchi
...Celles de l’extrême nord dont notre préférée la Spiaggia della Pelosa...

Spiaggia della Pelosa

Spiaggia della Pelosa

Spiaggia della Pelosa

Spiaggia della Pelosa

...Celles de l’île de la Maddalena (les îles de l’Ile) à quelques minutes de ferry...

La Maddalena

La Maddalena

La Maddalena

...ou encore les plages plus sauvages, moins touristiques qui se cachent au bout des chemins de terre.

Plage cachée de Murta Maria

Plage cachée de Murta Maria

Plage cachée de Murta Maria

Les villes touristiques de la surfaite Porto Cervo, Saint-Tropez italienne aux allures de Disneyland où le château de la Belle au bois Dormant a cédé la place à la nuée de yachts...
 
Porto Cervo

Porto Cervo

Porto Cervo

Porto Cervo


...à la plus typique Alghero, parfaite pour les virées nocturnes et où nous avons eu la chance de profiter des attractions foraines qui ont accentué l’ambiance chaleureuse de la cité fortifiée et ravi Tom Pouce.

Alghero

Alghero

Alghero

Des paysages aussi variés qu’époustouflants qui ont fait de chaque traversée en voiture un ravissement pour les yeux...

...avec la mer, actrice incontournable des paysages de carte postale sardes...

Sur la route de Cala Gonone

Sur la route de Cala Gonone

Sur la route de Cala Gonone
et l'incontournable route panoramique SS125 :

Altopiano

Gola Su Gorropu

SS125

Altopiano

SS125

Altopiano

Et au bout de la route : la station balnéaire, Santa Maria Navarrese

J’espère que ce petit tour d’horizon de la Sardaigne vous aura donné des idées pour les prochaines vacances !


mercredi 16 mars 2016

Zootopie : la bonne idée du moment !


Depuis quelques années, les sorties cinéma ont une saveur de fraises Tagada. Les films dits d’auteur et propices à l’expérimentation, les thrillers et comédies satiriques ont cédé la place aux réalisations animées plus appropriées pour mon nouveau compagnon des salles noires encore tenu à l’écart du tout-venant par le logo : Afficher l'image d'origine.

Cela dit, cela n’est pas pour me déplaire et je me laisse généralement facilement emporter par les musiques infantiles mais entraînantes, les images souvent artistiques, les histoires à la morale bienvenue et les happy ends qui vous font voir la vie en rose. D’autant que depuis plusieurs années, les scénaristes pensent de plus en plus aux parents avec des références et private jokes qui dépassent les plus petits mais font sourire les plus grands. Les dessins animés 2.0 ont aussi l’avantage de déculpabiliser les parents en sortant des stéréotypes et banalités aka « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Aussi, les petites filles découvrent que finir enfermées, en robe meringue, dans un château avec un prince blondinet afin d’enfanter jusqu’à ce que mort s’en suive n’est pas l’unique issue « heureuse ». Les filles incarnées par Raiponce ou encore Rebelle semblent avoir d’autres aspirations. De plus en plus, la morale de l’histoire tente de coller aux problématiques de la société et aide à mettre en lumière voire à échanger sur des enjeux sociétaux forts comme l’acceptation de l’autre et la différence. J’avais notamment apprécié ce positionnement dans le dessin animé Maya l’abeille, version 2014. Celui-ci avait balayé mon appréhension principale à savoir, vivre plus d’une heure de niaiserie pure. En effet, l’opposition entre les abeilles et les frelons, née de la crainte et de la méconnaissance de l’autre, n’était pas sans rappeler les ravages des préjugés dans notre société avec une crainte allègrement nourrie par les détenteurs des pouvoirs, désireux de préserver au mieux leur hégémonie en divisant pour mieux régner. La semaine dernière avec Tom pouce, nous avons pu voir le dernier-né : Zootopie qui illustre à merveille cette tendance installée et a conquis nos cœurs et nos esprits.

En effet, Zootopie passe même la vitesse supérieure en creusant davantage l’analyse fine de la société. Cette ville animalière imaginaire illustre les fameux a priori avec l’opposition entre les proies et les prédateurs, ces derniers qui bien qu’ils vivent dorénavant en pseudo harmonie avec les proies sont secrètement craints, car jugés porteurs « dans leur ADN » de l’intrinsèque envie d’attaquer les proies. On y devine donc aisément les références aux préjugés qui minent les relations entre les populations majoritaires et les populations minoritaires se distinguant par leur origine, leur ethnie ou encore leur croyance religieuse. Préjugés habilement utilisés par les représentants des pouvoirs publics. L’un d’eux reconnaît fièrement au cours du film que gouverner par la peur est une stratégie qui s’est toujours avérée payante. Effrayer pour conduire le peuple là où l’on souhaite le mener pour servir des intérêts élitistes ou personnels a toujours fait recette. Mais Zootopie ne s’arrête pas là, le dessin animé bouscule également les esprits bien-pensants en mettant en scène le personnage principal qui sous couvert de beaux discours, pensées positives et valorisation de l’union et de l’égalité entre les êtres, se révèle aux autres puis à lui-même comme gangrené par des préjugés distillés discrètement par la société au plus jeune âge. Tiens, n’y verrait-on pas un petit clin d’œil aux mangeurs de graines bio qui serinent des idéologies humanistes au Café Flore, manifestent pour le logement pour tous mais appellent discrètement la police pour signaler un camp d’habitations sauvages qui dégrade l’image du quartier.

Et Zootopie poursuit son regard critique, les stéréotypes sur les femmes faibles et dociles au travail y sont également explorés et mis au tapis, la lenteur administrative en prend aussi pour son grade notamment avec la scène mémorable du paresseux.

Trop intello pour un dessin animé ? Pas de crainte, les dialogues acérés et des punchlines pleuvent suffisamment pour arracher rires et sourires aux plus grands comme aux plus petits. Chacun y trouve son compte avec des références pointues et pleines d’humour pour les adultes, telles que le clin d’œil au film le Parrain ou encore à la magistrale série Breaking Bad mais aussi un rythme effréné pour les plus jeunes.

Vous aurez donc deviné ma conclusion pour Zootopie : validation absolue ! Pour sourire, rire, se divertir, réfléchir et discuter en famille après avec la satisfaction d’avoir fait plaisir tout en forgeant l’esprit critique des enfants. L’un des meilleurs films animés à mon sens. 

vendredi 4 décembre 2015

Les femmes ont-elles des super-pouvoirs ?

Encore un article à la gloire de la femme « multifonctionnelle » ? Cela pourrait paraître désuet à l’heure où l’égalité Hommes-Femmes, si elle tarde à s’installer dans certaines sphères notamment celles de l’emploi ou de la politique, arbore des airs de généralisation dans les codes sociaux. En effet, l’égalité des sexes s’invite dans les cours d’écoles, tente des incursions dans les manuels scolaires, s’aventure timidement dans les publicités en mettant en scène des hommes vantant les mérites des lessives ou s’affairant en cuisine. Toutefois, ces faits de société sont-ils réellement la preuve d’un tournant pris dans les mentalités tous sexes confondus ?
Il serait de mauvaise foi de nier les avancées. Néanmoins, difficile de croire à une évolution spectaculaire lorsqu’on se voit attribuer de gré ou de force, le rôle de Wonder Woman. Ci-après, quelques commandements auxquels celle-ci se doit de répondre :
·         La solution sûre tu seras. Vous avez beau indiquer une liste de personnes à contacter en cas d’urgence longue comme le bras dans les formulaires demandés par l’école ou fournis à la baby-sitter. Qui appelle-t-on en premier lieu et en cas d’échecs à plusieurs reprises avant de s’aventurer à la deuxième personne de la liste…la Maman bien sûr. Evidemment que vous auriez hurlé à la mort si quelqu’un avait osé détourner ce passage obligé en remettant en cause votre statut de « femme de la situation », toutefois, difficile de croire à l’égalité parfaite dans ces conditions, non ?
·         L’option tâches ménagères tu intégreras à tes fonctions de base. Qui n’a jamais entendu un homme faire étalage de sa participation aux tâches ménagères voire entendu une femme vanter en société girly les mérites de son homme qui n’hésite pas à se saisir du balai, à affronter la pile de vaisselle ou encore à braver le froid pour aller faire les courses, ces actes qui en deviennent presque héroïques tellement ils sont mis en avant, ou reconnus à leur « juste » valeur alors que lorsqu’ils sont exécutés par vos soins, ils ont à peu près autant d’intérêt qu’une envolée de pigeons parisiens. Eh oui, l’homme qui fait le ménage devient un « type bien », ajoute une corde à son arc, un peu comme une option offerte alors que personne ne s’est jamais extasié devant une femme qui fait les courses ou plie le linge. On entend quand même rarement : « elle est jolie, elle est marrante et en plus elle fait le ménage !». D’ailleurs, à chaque tâche exécutée, ne s’empresse-t-il pas de rappeler de manière détaillée ce qu’il vient de faire, dans l’attente d’un remerciement pour « service » rendu ?
·         D’un sentiment de culpabilité tu te doteras. Vous recevez un texto de votre meilleure amie : « Ça te dit un ciné demain ? » (je n’ai pas retenu l’option, « Ça te dit un ciné ce soir ? » car depuis votre première contraction, aucune personne saine d’esprit n’oserait vous envoyer pareil message). Réaction n°1 de la Maman qui se pense investie d’une mission divine : aurai-je le temps de rentrer du boulot et de préparer le dîner avant la séance ?. Votre homme reçoit le texto suivant : « Ça te dit d’aller prendre un verre ce soir ? » (votre première contraction n’a presque eu aucun effet sur la spontanéité de sa vie sociale). Réaction n°1 : « Ça craint si je sors 3 soirs de suite, non ? » Réaction n°2 : « J’espère que ma chemise bleue a été lavée ».
·         Ton prénom tu oublieras. Je vous propose de faire un test. Au cours de la journée, combien de fois entendez-vous votre prénom ? Inscrivez ce nombre. Puis, combien de fois entendez-vous le terme « Maman », même en présence du Papa ? Inscrivez ce nombre. Comparez.
·         Les bons conseils, tu écouteras sans sourciller. N’avez-vous jamais remarqué que votre homme est souvent plein de bonnes idées non mises en œuvre type : « Il faut vraiment qu’on rachète du liquide vaisselle », « Il faudrait qu’on vide le placard de l’entrée, il est blindé ! », « Non, mais là, il faut vraiment qu’on s’occupe des impôts ». Si vous opinez du chef à chaque suggestion en pensant "mais c’est clair, il a raison", c’est que vous n’avez pas compris que le « il faut vraiment qu’on » était une manière polie d’enrober le « ça serait cool que tu ». Vous en doutez ? Vous a-t-il déjà dit : « Il faudrait vraiment qu’on s’enfile des bières devant un match du PSG ? ».
Si vous vous êtes reconnue, ne courez pas ouvrir toutes les cases du calendrier de l’avent pour vous consoler. Non, vous n’êtes pas une triste victime de ce monde cruel et déséquilibré car en dépit de ces commandements, seriez-vous vraiment prête à vous voir déchues de vos super-pouvoirs ?
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