Affichage des articles dont le libellé est Avis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Avis. Afficher tous les articles

mardi 28 juin 2016

Bienvenue à Marly-Gomont, on y va ?


Si je vous dis « J’viens pas d’la cité mais le beat est bon » et que vous faites appel à votre mémoire, vous devriez entendre s’insinuer dans votre tête la chanson de rap champêtre qui avait envahi internet, les ondes et le tube cathodique en 2007. Interprété par Kamini, ce single mettait à l’honneur la commune de Marly-Gomont en Picardie en dépeignant le quotidien d’un noir « isolé » dans un microcosme campagnard plutôt hostile. 


En 2016, Kamini décline ce succès musical en œuvre cinématographique en apportant son idée originale et en co-scénarisant le film Bienvenue à Marly-Gomont aka BAMG.

De prime abord et si vous décidez de vous cantonner au premier degré, vous pourrez y voir, un dérivé un peu plus social mais tout aussi attaché à la fibre comique de Bienvenue chez les Ch’tis. 

En effet, tout comme le titre, le synopsis pourrait présenter quelques similitudes : un individu accompagné de sa famille dans le cas de BAMG, débarque dans une communauté aux antipodes de la vie citadine mais surtout aux us et coutumes bien de chez elle, marqués au fer rouge par des caractéristiques qui nagent en eau trouble entre clichés et vérités.

Dans BAMG, Seyolo Zantoko, jeune diplômé en médecine, extirpe femme et enfants de leur Zaïre qui apparaît comme chaud et joyeux pour les enterrer vivants dans un village picard froid et peu accueillant. La vie de Kamini Zantoko est alors romancée pour céder à des rouages comiques presque attendus : le froid insupportable, les habitants et leur mode de vie d’un autre temps, les accents improbables, les fulgurances de la famille du bled dansante et chantante qui détonnent dans ce village perdu.

Des rouages comiques, un peu convenus mais qui parviennent largement à vous tirer des sourires, comme cette scène où Aïssa Maïga, qui joue la mère, arpente les rues du village en lançant tout sourire à chaque passant des « vin diou », entendus plus tôt, en guise de « bonjour ». Facile mais marrant.

Puis à y regarder de plus près, la comparaison s’arrête là. D’abord parce Bienvenue chez les Ch’tis m’avait plutôt laissée de marbre alors que BAMG a su me décrocher plusieurs sourires. 

Ensuite, parce que le film a plusieurs cordes  à son arc qui méritent d’être relevées :

Le côté histoire vraie : hé oui, la fiction, c’est bien mais le clin d’œil à la réalité me séduit toujours. J’imagine que la réalité a été quelque peu « pimpée » pour répondre aux codes cinématographiques, néanmoins, l’histoire s’inspire d’un vécu médiatisé par une chanson et qui doit encore parler à de nombreuses personnes ayant vécu ou qui vivent une situation similaire. Dans mon cas particulier, l’identification a fonctionné et créé de fait de la connivence.

La bienveillance : BAMG aborde un sujet de société toujours d’actualité, le racisme dans son expression la plus primaire avec des mises en situation aux accents comiques tirés de leur aberration. Si la violence des réactions fait rire par son ridicule, celui-ci n’évince pas pour autant la réalité de cette violence. Ainsi, bien que le sujet abordé soit attaché à une réalité propre à susciter de l’indignation, le film le traite en toute bienveillance. Le personnage principal et les membres de sa famille, en dépit du rejet longtemps sans appel des habitants de la commune, des insultes, de la médisance, de l’ignorance évoluent sans aigreur comme pour se montrer plus dignes que l’horreur.

La sensibilité et l’émotion : j’ai souri mais j’ai aussi apprécié les pauses sensibles, plus délicates que dans certaines comédies dans lesquelles la musique mièvre vous signale qu’il est l’heure de lâcher sa petite larme.

Le message : A certains moments, j’ai pu penser : N’est-ce pas un peu caricatural quand même ? Mais à bien y réfléchir, ces situations existent encore, en particulier dans les contrées qui « vivent » moins le multiculturalisme. Mais pourquoi était-ce si difficile à imaginer ? Après tout, à Paris, capitale de la mixité, on en vient encore à rejeter des candidatures sur photo ou patronyme à consonance extraterritoriale donc pourquoi peiner à croire qu’une commune reculée de moins de 500 habitants puisse rejeter en bloc un autre qui ne lui ressemble pas ? Cela ramène à une dure réalité parfois niée par les plus privilégiés ou minimiser à tort.

Le jeu : enfin j’ai apprécié le jeu sobre et efficace de Marc Zinga qui incarne le père de Kamini et qui en s’appuyant sur un flegme tout en classe protège cette comédie du potache.


Vous l’aurez compris, je valide donc le Bienvenue à Marly-Gomont porté par Kamini pour se détendre dans un premier temps, s’émouvoir et enfin capitaliser en réfléchissant, plus tard...après avoir bien ri.

dimanche 19 juillet 2015

L'expérience réussie du brunch du Mama Shelter



 A choisir entre différents jobs de testeuse professionnelle, je choisirais sans nul doute, la douce fonction de testeuse de brunch. Mon goût pour ce repas condensé permettant de picorer à souhait mets sucrés et mets salés entre l’heure du petit déjeuner et celle du déjeuner n’est pas une nouveauté. Déjà, je vous en avais fait part en vous présentant une autre découverte brunchesque.
Il y a quelques semaines, j’ai donc embarqué toute la petite famille afin de tester le Brunch du Mama Shelter. Pourtant, ce n’était pas une épreuve facile car le cher et tendre n’a jamais compris cette passion pour ce repas désordonné. Un vrai défi donc !

Un petit bilan sur cette expérience gustative et sensorielle s’impose.
Les + du brunch du Mama Shelter
-          L’accueil vous met dans de bonnes dispositions dès le début, puisque l’hôtesse vous explique la marche à suivre avec son plus beau sourire avant de vous installer confortablement et de vous confier à votre serveur particulier. Pour nous, ce sera Aymeric qui se montrera disponible pour répondre à nos demandes et nous servir boissons chaudes et fraîches à volonté. Même, les plus petits ont droit à leur distraction maison.
 
 
-          Un cadre cosy, original, hype mais pas trop. Généralement à Paris, cela peut être mauvais signe concernant ce qui atterrira dans vos assiettes. On les connaît ces restos qui nous en mettent plein la vue en mode « Vous êtes bien installés, vous avez apprécié la déco dernier cri et bien profitez-en bien parce que l’épate s’arrêtera là. Ici, c’est Paris et le plaisir des yeux supplante celui des papilles, sans épargner votre portefeuille ». C’est pour cette raison qu’assise confortablement dans mon canapé, admirant le plafond étonnant avec ces messages inscrits à la craie et le mobilier art déco, je craignais le pire pour mon assiette.
 



-          Parlons-en de nos assiettes, car le Mama Shelter passe avec brio l’épreuve de l’épate des papilles en remplissant les 3 critères si difficiles à réunir pour un resto et encore plus un brunch :
 
o   Très grande diversité des produits et plats proposés. Quasiment chaque thème est mis à l’honneur dans une farandole. Vous voulez une tartine de pain ? Pas souci choisissez parmi plus de 5 types différents de pains. Les salades proposées, en plus de respirer les produits frais, sont elles aussi touchées par le syndrome de la variété ! Nous n’avons donc eu de cesse de naviguer entre la farandole de plats chauds, la farandole de desserts/viennoiseries et le fameux buffet italien !! Mamma Mia, celui-ci avec ses antipastis et ses pizzas fines, nous a définitivement conquis ! Bref, vous l’aurez compris, le choix et la diversité sont à l’honneur au Mama Shelter.
 
 
 
 
o   Un renouvellement des plats infaillible. Pas question d’arriver aux premières heures pour profiter de tous les plats, ceux-ci sont réapprovisionnés sans cesse et ne vous laissent que très rarement sur votre faim. Autant vous dire qu’en arrivant à midi, nous avons fortement regretté le petit déjeuner pourtant très léger que nous avions pris.
 
 
 
o   La qualité des mets. Profusion rime souvent avec plats de qualité moyenne. Toutefois, cette règle ne s’applique pas au Mama Shelter qui ne vous présente que des plats à base de produits frais et finement préparés. Même les salades révèlent des saveurs nouvelles. On est loin des salades façon hôtels all inclusive qui aiment à se taper l’incruste dans les brunchs.
 



 
Les – du brunch du Mama Shelter 
A vrai dire, mon esprit, pourtant très critique à l’égard des restaurants parisiens, n’a pas trouvé grand-chose à redire sur le brunch du Mama Shelter si ce n’est son prix : 40 euros pour les adultes et 20 € pour les enfants. Toutefois, à bien y réfléchir, dans la marée des prix prohibitifs parisiens, difficile de se plaindre, pour une fois que cela s’accompagne d’un service parfait et dynamique, de mets délicieux à base de produits frais et d’un cadre confortable qui n’en fait pas des caisses. On ne peut résolument pas en faire le repas dominical hebdomadaire (du moins pour ma part) mais à titre exceptionnel, c’est bien la garantie de ne pas être déçus du déplacement et de passer un moment très agréable.
Désolée, les photos ne sont vraiment pas à la hauteur des plats présentés mais j'étais trop occupée à déguster pour soigner le shooting :) !
 
Bref, le brunch du Mama Shelter a gagné dans mon cœur sa place de meilleur brunch Parisien,…en attendant le prochain.


MAMA SHELTER PARIS
109, RUE DE BAGNOLET
75020 PARIS
FRANCE
T +33 (0)1 43 48 48 48
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...